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1920’s mens clothing : qu’est-ce qui caractérise le style d’époque ?
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1920’s mens clothing : qu’est-ce qui caractérise le style d’époque ?

Victor 11/06/2026 02:20 8 min de lecture

Autrefois, un costume se transmettait de génération en génération. Aujourd’hui, on le jette après deux saisons. Pourtant, au cœur de cette frénésie textile, un retour en force s’impose : celui du vestiaire masculin des années 1920. Pas comme un simple hommage rétro, mais comme une revanche du style sur le fast-fashion. Ces silhouettes, bâties sur du solide, redonnent du sens à chaque pli, chaque bouton, chaque revers. On ne porte pas ces pièces – on les incarne.

La silhouette révolutionnaire des années folles

Jusqu’au début du XXe siècle, l’homme était enfermé dans des vêtements rigides, hérités de l’ère victorienne : redingotes ajustées, cols empesés, postures figées. Les Années Folles ont tout balayé. Place à une allure plus fluide, plus dynamique, en phase avec une société en mouvement. L’indépendance du corps devient une priorité, et les coupes s’adaptent. Les épaules s’arrondissent, la taille se libère, les jambes gagnent en amplitude. Ce n’est plus un uniforme de convenance, mais une expression d’individualité.

Les tissus changent eux aussi. On délaisse les laines lourdes au profit de matières plus souples, souvent importées d’Angleterre ou d’Italie – tweed de Lancashire, flanelle légère, serge croisée. Ces tissus permettent des tombés naturels, des plis harmonieux, un confort inédit. La veste, désormais plus courte, suit la ligne du buste sans l’étouffer. Le résultat ? Une silhouette allongée, moderne, presque dansante. C’est cette mutation du vêtement, autant que celle de la société, qui a marqué le tournant des années 1920.

Pour dénicher des pièces d’exception ou restaurer un vestiaire vintage, passer par une plateforme comme lesescarpes.com aide à dénicher la perle rare. Certains modèles conservent encore les marques du tailleur d’époque – points de piqûre à la main, doublures en soie signées, boutons en corne. Ce n’est pas du vintage : c’est de l’histoire tissée.

L’abandon du carcan victorien

Le passage d’un style rigide à une silhouette plus naturelle ne s’est pas fait sans heurts. Les codes vestimentaires étaient alors aussi contraignants que des règles sociales. Se défaire du col empesé, c’était un peu comme renier une identité de classe. Mais la guerre, la montée du jazz, l’urbanisation ont fait voler en éclats ces conventions. L’homme du début des années 1920 ne veut plus ressembler à un notable compassé – il veut bouger, danser, vivre. Et ses vêtements suivent.

Les pièces maîtresses du vestiaire 1920

Le costume trois-pièces et ses variantes

Le costume trois-pièces reste le pilier indiscuté du dressing masculin de l’époque. Veste, gilet et pantalon forment un ensemble cohérent, souvent dans des tons sobres : gris anthracite, bleu nuit, brun foncé. Mais c’est dans les détails que la personnalité s’exprime. Le gilet, par exemple, peut être contrasté – rayé sur fond uni, ou dans un tissu à carreaux discrets. Quant à la veste, elle adopte un boutonnage simple ou croisé, avec des revers en cravate ou en crabe, selon la mode du moment.

Les motifs sont nombreux : tweed à carreaux écossais, rayures tennis fines, herringbone subtil. Chaque tissu raconte une histoire – le tweed pour les promenades champêtres, les rayures pour la ville. Et même si le costume est strict, il n’est pas ennuyeux. Loin de là.

Le pantalon et la chemise à col amovible

Le pantalon monte haut, très haut. Taille au-dessus du nombril, plis marqués sur le devant, jambes droites ou légèrement évasées – c’est une forme qui allonge, qui structure. Porté avec des bretelles à boutons (jamais une ceinture !), il épouse le buste sans glisser. En dessous, la chemise joue double jeu : simple en apparence, mais raffinée en détail. Le col rigide, amovible, est un marqueur social. Seules les classes aisées peuvent se permettre de changer de col selon l’occasion – blanc pour la ville, plus foncé pour les activités.

  • Fedora ou chapeau mou pour la ville
  • Bretelles à boutons en tissu ou cuir
  • Pochette en soie pliée en triangle
  • Boutons de manchette en argent ou nacre

Accessoires et couvre-chefs : la signature dandy

Du Fedora au chapeau melon

Le chapeau n’est pas un simple accessoire : c’est un symbole. Le haut-de-forme, autrefois obligatoire en soirée, décline. À sa place, le fedora s’impose – souple, incliné, mystérieux. Fabriqué en feutre de castor ou de lapin, il coiffe aussi bien l’homme d’affaires que le flâneur. Le chapeau melon, plus bas et plus compact, reste populaire en milieu urbain, notamment à Londres. Porter son chapeau légèrement penché sur le côté ? C’est déjà un début de révolte.

Chaussures et gaiters : l’élégance au pied

Les chaussures sont travaillées, presque architecturales. Les richelieus bicolores – marron et noir – deviennent emblématiques, surtout aux États-Unis. En Europe, la bottine à lacets ou à boutons domine. Et pour les tenues plus habillées, les gaiters (guêtres en cuir) couvrent la cheville, protégeant des éclaboussures et ajoutant une touche militaire distinguée. L’entretien du cuir est crucial : une paire bien cirée, c’est la base de l’élégance.

L’influence du style gangster

Il faut bien l’admettre : l’imaginaire du gangster a profondément influencé la mode masculine des années 1920. Al Capone, Lucky Luciano, ces figures du Prohibition era arborent des costumes sur mesure, des chaînes de montre en or, des chapeaux baissés. Leurs tenues, bien que parfois exagérées, popularisent une élégance voyante, assumée. Le costume devient un outil de pouvoir. Et même si ce n’était pas du goût de tout le monde, cela a ouvert la voie à une masculinité plus affirmée, plus stylée.

Guide des matières et des occasions de port

Laines et lins : s’habiller selon la saison

Le choix du tissu dépendait fortement de la saison et de l’usage. L’hiver, on privilégiait les laines lourdes, entre 300 et 500 grammes au mètre carré, pour assurer chaleur et tenue. Le tweed, dense et rugueux, était roi. L’été, on passait au lin ou au coton léger, parfois mélangé à de la soie. Ces tissus respirants permettaient de rester élégant sans suffoquer. Pour les villégiatures, des vestes de sport en toile de coton ou en gabardine étaient de rigueur.

Le smoking et les tenues de soirée

La distinction entre smoking et queue-de-pie était claire. Le smoking, dit « tuxedo » aux États-Unis, s’impose comme la tenue de soirée moderne. Veste courte, revers en soie satinée, pantalon rayé. Il remplace progressivement la queue-de-pie, jugée trop protocolaire. Cette dernière reste réservée aux galas, aux opéras, aux réceptions officielles. Porter le smoking avec un col en shawl ? C’était le comble de la modernité.

Entretien des pièces historiques

Conserver un vêtement des années 1920 demande du doigté. Les fibres naturelles – laine, soie, lin – ne supportent pas les produits chimiques agressifs. Un nettoyage à sec trop fréquent abîme les tissus. Mieux vaut aérer régulièrement, brosser délicatement, et stocker à l’abri de la lumière. Pour les taches, pas de détachants modernes : une éponge humide, un peu de savon doux. Et surtout, éviter l’humidité – les mites adorent ce genre de trésor.

Occasion Tenue principale Accessoires associés
Informel (sport, détente) Veste en tweed, pantalon en flanelle Flat cap, chaussures bicolores
Semi-formel (travail, ville) Costume trois-pièces, chemise col amovible Fedora, bretelles, montre à gousset
Formel (soirée, gala) Smoking ou queue-de-pie, gilet en soie Chapeau melon, pochette blanche, chaussures Oxford

Les questions clients

Puis-je porter un costume des années 1920 lors d’un mariage moderne sans avoir l’air déguisé ?

Oui, à condition de l’adapter. Optez pour une pièce forte – un gilet en tweed ou un pantalon taille haute – et associez-la à des éléments contemporains : chemise unie, chaussures sobres. L’équilibre entre vintage et moderne évite l’effet costume.

Quel budget prévoir pour un costume authentique en laine de l’époque ?

Les prix varient beaucoup. En friperie spécialisée, comptez entre 300 et 800 € pour un ensemble complet. En vente aux enchères ou chez un collectionneur, on peut dépasser 1 500 € pour une pièce signée ou parfaitement conservée.

Existe-t-il une alternative au col rigide amovible trop inconfortable ?

Oui. À la fin des années 1920, les cols club arrondis intégrés deviennent populaires. Plus souples, ils offrent un confort supérieur tout en gardant une allure rétro. Idéal pour ceux qui veulent le style sans la contrainte.

Je débute dans le vintage, par quelle pièce simple commencer ?

Le flat cap, ou casquette Gavroche, est un excellent point d’entrée. Facile à porter, discret, il s’intègre bien à un look moderne tout en ajoutant une touche d’élégance désinvolte. Et c’est un classique indémodable.

Comment savoir si mon vêtement 1920 est garanti d’époque ou une reproduction ?

Plusieurs indices : l’absence de fermeture éclair (rare avant les années 1930), les boutons en corne ou en nacre, les étiquettes brodées à la main. La doublure en soie avec un motif d’époque est aussi un bon signe. En cas de doute, un expert en textile peut aider à dater la pièce.

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